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Monique LaCoste

Monique LaCoste

« Voyons donc! Vous comporteriez-vous de cette façon si la Reine venait diner à la maison? » C’est la question qu’a souvent posée la franco-manitobaine Monique LaCoste à ses deux jeunes fils lorsque ceux-ci se conduisaient mal à table.
À force de répétition, cette mise en garde est devenue un jeu qui, bientôt, a inspiré l’écriture d’un livre à la mère de famille : Si la Reine venait diner, un ouvrage pour enfants de quatre à sept ans qui aborde la thématique de la politesse et des bonnes manières.
« Mes fils Samuel et Maxime avaient trois et six ans lorsque j’ai choisi de quitter mon emploi de présentatrice du Téléjournal Manitoba pour consacrer plus de temps à ma famille, explique Monique LaCoste. Jusque-là, tous leurs diners avaient exclusivement été pris aux côtés de leur papa. Dès notre premier repas tous ensemble, je me suis aperçue que mon époux s’était montré très laxiste vis-à-vis des manières à table des petits. Il a donc fallu prendre des mesures pour corriger leur comportement. »
Un premier livre
L’invention du jeu autour de la visite de la Reine permettait à Monique LaCoste d’amener ses fils à se reprendre de façon ludique et amusante. « Jamais je n’aurais imaginé que cette anecdote familiale ferait l’objet d’un livre, admet l’auteure. Ce dernier est né d’un besoin. »
Attachée au livre comme vecteur de messages, Monique LaCoste a cherché dans les bibliothèques et les librairies des publications parlant des règles de savoir-vivre. N’ayant rien trouvé de satisfaisant dans ce domaine, l’idée d’écrire elle-même un ouvrage à ce sujet a alors commencé à germer dans son esprit.
« J’ai débuté le projet quand les garçons avaient trois et six ans, relate-t-elle. Ils en ont 10 et 13 aujourd’hui. Après avoir terminé le manuscrit, je l’ai rangé dans un tiroir où il a dormi jusqu’en 2008, année durant laquelle les Éditions des Plaines ont changé de mains. J’ai glissé un mot au sujet du livre aux nouvelles propriétaires et elles ont demandé à le lire. C’est comme cela que les démarches vers une parution ont été engagées. »
Du rire et du rythme
Si la Reine venait diner est écrit sur un mode dynamique, rythmé et rimé. « Je tenais à ce que la lecture du livre soit aussi agréable à voix basse qu’à haute voix », détaille l’auteure. Les illustrations sont l’œuvre d’Alexis Flower, un artiste autodidacte du Manitoba résidant actuellement à Ottawa. « Il a utilisé la technique du collage, ce qui donne un côté très naïf et enfantin à la composition, précise Monique LaCoste. J’apprécie beaucoup le résultat. »
Le livre entre les mains, l’auteure est très heureuse qu’une tranche de la vie de sa famille soit immortalisée sur quelques pages. « Le récit s’inspire d’une histoire vraie, note-t-elle. Ce sont mes enfants qui incarnent les personnages principaux. Il était important pour moi que ce soit bien Samuel et Maxime qui soient représentés dans le livre et non d’autres enfants. Il était également essentiel que mes fils soient d’accord avec cette idée. C’est pourquoi, avant la parution du livre, je leur ai demandé s’ils acceptaient que j’utilise leurs nom et image dans la version définitive. J’étais heureuse qu’ils consentent entièrement à mon désir. »
Une traduction prochaine
Fière d’avoir mené son projet à terme, Monique LaCoste ne souhaite pas en rester là. « J’envisage de partir de ce premier livre pour en faire une trilogie, révèle-t-elle. Il serait sans doute intéressant d’imaginer d’autres situations sociales dans lesquelles sont impliquées les petits et qui pourraient véhiculer d’autres leçons morales. »
Si ce projet baigne encore dans l’incertitude, un autre, en revanche, bénéficie d’un indice de certitude beaucoup plus important. « La prochaine étape est, sans conteste, la traduction du livre en anglais », affirme l’auteure.